Libération des Territoires

Nos territoires sont donc tout particulièrement menacés par la financiarisation de l’économie.

S’inscrivant dans la perspective de la mise en place de réels outils de contrôle et de régulation des activités financières du capital investissement, le Collectif LBO s’est rapproché de collectivités territoriales, directement impactées dans leurs bassins d’emplois par les conséquences économiques et sociales produites par les fonds d’investissement, pour proposer la mise en place d’Etudes Actions intitulées : « Pour des reprises d’entreprises socialement réussies ».

Concrètement, il s’agit de la mise en place de groupes de travail pluralistes à l’initiative et piloté par le Collectif LBO, chargés d’établir les conditions nécessaires pour une transmission d’entreprise réussie socialement, garante des intérêts des salariés et de l’emploi dans les territoires.

En effet, sous le poids exorbitant des exigences financières des actionnaires et des marchés, de nombreuses activités et emplois disparaissent inutilement, provoquant des dégâts économiques et sociaux restant à la charge de la collectivité.

Dans la période actuelle de crise économique, il est d’autant plus important de concevoir des outils permettant de pérenniser les entreprises et les emplois plutôt que d’être contraint à la désertification des territoires, à la désindustrialisation du pays et à la dépense publique au bénéfice d’actionnaires financiers intouchables.

L’actionnariat et la transmission des entreprises demeurent des questions majeures pour l’avenir de nos territoires et de notre démocratie.

C’est pourquoi les initiatives du Collectif LBO « Pour des reprises d’entreprises socialement réussies » nécessitent d’être discutées avec les représentants des Collectivités Territoriales, en fonction de la spécificité des tissus économiques locaux et de l’impact potentiel des investisseurs financiers dans leurs régions.

D’autant plus que « la tension monte dans les entreprises sous LBO » comme le titrait le magazine « Gestion Sociale » dans son édition du 19 avril 2013, tandis que « le Figaro » affichait : « Des dizaines d’entreprises détenues par des fonds menacées par leur dette ».