Le 13 février 2008 : Affaire SOCOTEC : Une Autorité des Marchés Financiers complice et un Premier Ministre muet !

mercredi 13 février 2008
par  Collectif LBO
popularité : 10%

Accompagnés d’une délégation de salariés-actionnaires de la société SOCOTEC, le Collectif LBO a rencontré l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) le mercredi 13 février 2008 à 17h, en la personne du secrétaire général adjoint.

Les salariés-actionnaires, assistés du Collectif LBO, ont plaidé pour un processus vertueux, respectueux de leur droit à pouvoir choisir le repreneur de leur entreprise dans le cadre d’une restructuration éventuelle du capital.

Ils ont démontré le caractère frauduleux et perverse du processus engagé par le Conseil d’Administration de SOCOTEC, et alerté l’AMF des conséquences de spoliation des actionnaires minoritaires si l’agrément du "Fonds H" était validé en l’état et sans conditions, ouvrant ainsi la possibilité d’une OPA par un fonds d’investissement.

Malgré sa mission de protection de l’épargne investie dans les instruments financiers, l’AMF s’est déclarée incompétente à intervenir dans ce dossier et a indiqué qu’elle donnerait son agrément au nouveau Fonds Commun de Placement d’Entreprise (FCPE) présenté par BNP Paribas Asset Management.

Le cabinet du Premier Ministre, contacté par le Collectif LBO, nous a fait savoir qu’il n’interviendrait pas non plus dans le dossier SOCOTEC, car il ne considère pas l’intérêt d’une remise en cause du processus engagé ni de la finalité de l’opération, et ce, malgré les récentes déclarations de Francois Fillon soutenant l’actionnariat salarié comme rempart contre les OPA.

Un organisme public incompétent et un Premier Ministre incohérent : voilà comment s’organise la complicité d’un Etat à la dérive pour spolier les salariés-actionnaires de leurs droits et soutenir la spéculation financière !

Les actionnaires de SOCOTEC semblent quant à eux, bien décidés à ne pas en rester là et envisagent déjà d’engager des procédures pour abus de pouvoir, détournement de la loi "pour le développement de la participation et de l’actionnariat salarié", traitement différencié entre actionnaires, défaut d’information des actionnaires, conflits d’intérêt, etc.

Reste à connaître la position de l’Elysée, puisque le président de la République ne se prive pas de fustiger ardemment les pratiques prédatrices des fonds d’investissement.

Voilà un bon moyen de mettre en accord ses paroles et ses actes.


Documents joints

Communiqué du 15 février 2008

Commentaires