12 octobre 2006 : Rassemblement Avenue Hoche

jeudi 12 octobre 2006
par  Collectif LBO
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Le 12 octobre 2006, à l’appel du Collectif LBO, plusieurs militants se sont rassemblés à 17h devant les salons de l’hôtel Hoche, situé à côté de l’ambassade du Japon, au 9 avenue Hoche.


Deuxième Journée d’Actions contre l’AFIC - Le 12 Octobre 2006

"Vous n’êtes pas nombreux, aujourd’hui".
C’est en ces termes engageants que l’ex-président de l’AFIC Gonzagues de Blignières nous accueillit ce soir-là, devant les salons Hoche.

Certes, nous n’avons pas fait lever les foules autant que les fonds d’investissement lèvent de capitaux pour contrôler les entreprises.
Mais nous avons eu la satisfaction de constater que l’effectif policier s’était considérablement accru, puisque nous avions droit, cette fois-ci, à un fourgon de CRS stationné une heure avant notre arrivée prévue.

"Non, c’est pour l’ambassade du Japon", nous dit l’aimable Gonzagues.

Certainement.

C’est d’ailleurs pour ne pas ennuyer l’ambassadeur nippon que nos compagnies républicaines de sécurité faisaient le planton devant l’entrée de l’hôtel Hoche...
C’est aussi parce que la sécurité nocturne de l’ambassade s’impose moins que la diurne, que nos compagnons armés avaient quitté les lieux lorsque nous sommes revenus rôder dans les parages vers 19h40.

Toujours est-il que notre effectif, certes diminué, n’en fut pas moins de qualité, et que nous pûmes ainsi converser avec plusieurs journalistes ainsi qu’avec notre Public Relation préféré.

L’ami Patriiick, pourtant prévu à la petite sauterie, s’était fortuitement décommandé, soit disant retenu à Londres.

Après une bonne discussion argumentée, nous sommes tombés d’accord sur le constat suivant : nous ne sommes pas d’accord avec Gonzagues, mais nous sommes ouverts à ce qu’il nous démontre que nous avons tort.
Exercice difficile qu’il va néanmoins tenter de réaliser en nous dénombrant les créations d’emploi réalisés grâce aux LBO. Et que nous allons, plus facilement, démonter.
Quant à la transparence financière qu’il réclame, notamment de la part des banques, il n’est pas aussi persuasif lorsqu’il s’agit des fonds d’investissement ou des sociétés de gestion. On le comprend : si transparence il y avait, l’opération ne pourrait pas se faire. Les LBO spéculatifs ne peuvent en effet être réalisés que sous le sceau du secret.
Pour autant, nous avons demandé au patron de Barclays Private Equity France de faire cet exercice, dans le cadre de Gerflor, même si sa participation est minoritaire, et d’engager ses collègues de l’Afic à faire de même. Transparence bien ordonnée commence par soi-même.

"Alors, quand nous reverrons-nous ?" nous demanda-t-il avant de partir.

"Nous n’avons rien de prévu spécifiquement dans les prochains jours, mais certains contacts locaux pourront venir vous rencontrer à Genève ou à Barcelone, lors de vos prochaines manifestations."

Voici l’AFIC prévenue qu’à compter de ce jour, elle ne saura jamais le nombre de personnes pouvant venir perturber ses réunions, mais qu’il lui faudra toujours s’attendre à rencontrer des empêcheurs de financer en rond.


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